Vidéo et emprunte carbone :

On le sait tous (surtout si vous avez lu notre incroyable article théorique), la vidéo représente à elle seule plus de 50 % des flux de données circulant sur internet. La proportion précise reste incertaine (d’autant plus qu’avec le numérique, les chiffres évoluent très vite) mais l’étude de The Shift Porject, de 2019, va jusqu’à parler 80 % des flux.

De fait, que ce soit à travers les plateformes de streaming, Youtube, les sites pornographiques, ou les vidéos virales échangées directement sur les réseaux sociaux, la vidéo est un format particulièrement énergivore, responsable d’une large partie de la pollution engendrée par l’utilisation du numérique. Si vous voulez améliorer votre emprunte carbone, cette thématique est incontournable !

Et pour cela, on va se pencher sur deux grands axes de travail : rationaliser votre usage, et réduire l’impact de vidéos que vous regardez (notamment à travers les logiciels alternatifs qu’on vous présentera dans notre dernière partie, pour ceux d’entre vous qui sont les plus intéressés par l’idée de s’émanciper des GAFAMs 😉).

Vous êtes prêts ? Alors on commence maintenant !

I) Rationaliser son usage :

a) Sobriété numérique, quand tu nous tiens…

Bon, vous le savez déjà, mais le meilleur moyen de réduire son usage de vidéo, c’est de réfléchir au dit usage. Ça peut presque paraître superflu de le rappeler, mais aujourd’hui, se faire une petite vidéo sur Youtube, une série sur Netflix, voire (hérésie suprême) un visionnage des derniers exploits du chat de votre grand-mère, est devenu pour beaucoup de personnes un réflexe par défaut lorsque l’on ne sait pas quoi faire. Alors, qu’en réalité, de nombreuses activités nettement moins polluantes (lecture, écoute de musique/podcast…) peuvent être tout aussi attractives (si on fait bien sûr fit de la publicité que font les plateformes de streaming pour leur propre contenu 😁)… sans même parler des cas où vous faites tourner une vidéo que vous ne regardez même pas (oui, il est hautement déconseillé d’utiliser Youtube pour écouter sa musique).

Alors n’hésitez pas à repenser vos pratiques de ce point de vue là, ça vous fera autant de bien qu’à la planète 😉

b) Et l’audio dans tout ça ?

Bon, ça, c’est la base, mais elle reste plus facile à énoncer qu’à mettre en place. Si vous cherchez à être aidé pour trouver des alternatives écologiques à vos longues heures devant la Casa de Papel, on peut vous conseiller quelque chose de bien plus concret : l’usage du podcat.

Le son se révèle en effet nettement moins consommateur que l’image, souvent tout aussi jouissif, et moins fatiguant à regarder qu’une vidéo quand on a un coup de mou.

Parce que oui, le podcast, ce n’est pas uniquement pour les moments on a autre chose à faire : cela peut devenir une activité à part entière !

Le tout est de trouver des émissions qui vous correspondent, ce qui n’est pas forcément très simple quand on ne maîtrise pas l’univers de l’audio… heureusement, on vous donne quelques pistes dans les lignes qui vont suivre !

Si vous cherchez de bons éditeurs aux contenus variés, on vous conseille pour commencer les sites d’Arte Radio et de Binge Audio. Vous aurez là très largement de quoi commencer 😉

Ah, et petit rappel : le podcast, ça peut aussi être de la fiction… et réussie qui plus est ! Si vous voulez découvrir un bon exemple de ce que peut proposer ce format, on vous conseille d’écouter les 3 coups, premier épisode de Noises, une anthologie de récits fictionnels. Pour les plus curieux d’entre vous, qui voudraient voir jusqu’où le concept a pu être poussé, vous pourrez apprécier A blind Legend,, un jeu vidéo réalisé uniquement avec du son (avouez que ça vous intrigue 😁).

Pour ce qui est de la production locale, vous pouvez aller faire un tour sur le site de Radio Campus Grenoble… et même écouter PourParler, le podcast du Cheveu sur la Langue, le journal de l’IEP !

Dans un genre un peu différent, avec Agir, on avait conçu pour un de nos événements une page regroupant nos podcasts préférés pour parler du monde d’après… et comme on est des pros du réusage, on ne peut pas s’empêcher de vous la remettre ici 😉

c) Supports physiques et bien communs :

Un dernier petit truc pour limiter votre usage du Streaming : le retour aux supports physiques (les DVDs quoi). Ça peut paraître contre-intuitif, on a du mal à voi comment la production d’un DVD pourrait être moins énergivore que le visionnage d’une vidéo… mais en réalité, les deux actions émettent à peu près autant de CO2.

Ce qui fait que, à partir du moment où il est utilisé plusieurs fois, le DVD devient écologiquement plus rentable (et même deux fois plus rentables) que Netflix. Et des DVDs destinés à être utilisés plusieurs fois, à Grenoble, ce n’est pas ça qui manque ! Rien qu’à Sciences Po, notre bien aimée Doc nous donne accès à un sympathique choix de contenu (documentaires et fictions). Et ce n’est rien comparé à ce que vous propose le réseau des médiathèques de Grenoble, où l’inscription est absolument gratuite !

Et puisque nous parlons de mutualisation des contenus, inutiles de vous rappeler que plus vous êtes nombreux à regarder le même contenu ensemble, mieux c’est… et que la télé émise par les ondes ne consommera rien de plus si vous venez vous greffer dessus 😉

II) Réduire l’impact de ses vidéos :

Ceci dit, il existe bien sûr des cas où le streaming se révèle réellement utile, voire indispensable. Si votre consommation s’est rationalisée, vous pouvez bien sûr vous le permettre… mais même lorsque vous visionnez une vidéo en ligne, on a quelques conseils pour vous 😉

a) Pour une poignée de Pixels :

Le conseil peut paraître évident, mais réduire la résolution des vidéos que vous regardez est vraiment un préalable nécessaire à la réduction de leur impact environnemental. Si ce format est de plus en plus énergivore c’est en grande partie à cause de l’apparition des formats HD et UHD, utilisés par défaut par l’absolue majorité des plateformes de streaming…

Si vous êtes vous-même vidéaste et souhaiter compresser vos vidéos avant diffusion, on vous conseille de regarder ce guide produit par the Shift Project 😉

b) Plateformes alternatives :

Ceci étant dit, le moment est venu de se poser la question : sur quelles plateformes visionner vos vidéos pour vous sentir en accord avec vos valeurs ?

Il faut être honnête, sur le plan écologique, parmi les plateformes les plus utilisées, certaines font plus d’efforts que d’autres. Sous la pression de mobilisation (notamment menées par Greenpeace) les plateformes à très grande audience comme Netflix et Youtube ont un peu plus cherché à optimiser leurs services que les sites de streaming illégaux, ou les grands noms de la pornographie… mais si vous cherchez des alternatives réellement plus radicales, rassurez-vous, on attendait que ça pour vous les donner 😁

Pour les fans d’alternatives françaises, libres, et décentralisés parmi vous, on vous conseille d’aller faire un tour du côté de Peer Tube, développé par Framasoft. En termes de nombre de contenus, on est très loin de ce que peuvent proposer les géants du secteur (ce qui n’empêche pas la qualité d’être au rendez-vous : grâce à Alp’Europe et l’association des Anciens Élèves de Sciences Po Grenoble, on y a même eu un ministre en exercice en live), mais pour ce qui est de l’éthique, vous trouverez difficilement mieux.

Sinon, on peut aussi vous conseiller certaines plateformes françaises (mais non libres), qui respectent votre attention et ne cherchez pas à augmenter à outrance, et à grand coup d’algorithmes le temps que vous passerez sur leur plateforme !

Sur Grenoble, si vous vous inscrivez au réseau des médiathèques de la ville, vous aurez accès gratuitement à l’excellente Numothèque Grenoble-Alpes, ce qui vous donne droit à 10 heures de streaming par semaine parmi ces collections.

Et pour les amateurs du cinéma du XXème siècle, on ne peut que vous conseiller une plateforme au contenu particulièrement original, la Cinetek. Son abonnement ne vous donne en effet accès qu’à une sélection de 10 films en streaming, abordant une même thématique, et renouvelés tous les mois. Un bon moyen de découvrir de nouvelles œuvres tout en rationalisant vos usages !

Conclusion :

Nous voici à la fin de cet article ! On espère qu’il vous aura été utile. En tout cas, n’hésitez pas à nous faire savoir en commentaires si vous avez des pistes pour l’améliorer on est toujours preneurs !

À bientôt pour un nouvel article !

1 réflexion sur “Vidéo et emprunte carbone :”

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